Defense des Berges de Seine

 

Station de transit - pôle logistique : des projets en contradiction avec les nouvelles lois sur l'environnement.

Le Port, au nom de l'intérêt général, et sous un faux semblant écologiste, continue à saccager les paysages, en parant ses actions de beaux habits verts. Les expressions "trames vertes et bleues", les "corridors écologiques", les restaurations de prairies humides sont de la poudre aux yeux, qui restent des mesures infimes par rapport au saccage environnemental.

La canalisation de la Seine, par projection de produits bitumineux sur l'ensemble des berges a été un premier massacre. L'exploitation à outrance des gravières en fut un autre. L'implantation de nombreuses industries pétrolières et chimiques sur des centaines d'hectares en fut un troisième. Et la liste serait longue si nous voulions continuer.
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station Heureusement, l'époque change, et nous regardons aujourd'hui avec un œil neuf  les conséquences environnementales de 6 décennies de massacre écologique.

Nous sentons bien que les cyclones qui ravagent aujourd'hui l'Océanie sont la faute de ces années de gabegie environnementale.

La France, doucement, s'éveille à cette conscience.
Ainsi, ces jours-ci, l'Assemblée examine enfin un projet de loi, promis par François Hollande en 2012, sur la protection de la biodiversité. En 2016, devrait ainsi être créée l'AFB, Agence Française pour la Biodiversité.

Cette loi vient directement d'un constat alarmant :
- La France est au 6ème rang mondial des pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces en danger.
- 21 % des espèces animales sont menacées en France métropolitaine, et cela concerne surtout les oiseaux nicheurs, les amphibiens et les poissons d'eau douce.
- 75 % des habitats naturels sont fortement dégradés, et ce sont d'abord les dunes, les marais, les tourbières, les habitats de rives et de berges.
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arc en ciel L'objectif de cette loi est le suivant :
" conserver, restaurer et valoriser la biodiversité terrestre et maritime".
La loi introduit un principe de "solidarité écologique" dans le code de l'environnement, appelant à "prendre en compte, dans toute prise de décision publique ayant une incidence sur l'environnement, les interactions des écosystèmes, des êtres vivants et des milieux naturels ou aménagés".
Clairement, la lecture de ce projet de loi vient jeter une lumière toute particulière sur les projets du Port. Les pouvoirs publics ne peuvent accepter ces projets, déjà illégaux par beaucoup d'aspects, et qui, avec cette nouvelle loi, le deviennent encore plus.

Notre association de défense des Berges de Seine a toute sa place à prendre dans ce combat pour l'environnement !